« DER AUGEN BLÖDIGKEIT »

Sinnestäuschungen, Trugwahrnehmungen und visuelle Epistemologie im 18. Jahrhundert.

Hg. Evelyn Dueck und Nathalie Vuillemin, Heidelberg, Winter, 2016.

 

La perception visuelle est omniprésente dans les écrits littéraires et scientifiques européens du XVIIIe siècle, que ce soit en tant qu’image littéraire, métaphore épistémologique ou faisant objet de nombreuses études. Elle est comprise la plupart du temps comme un symbole représentant l’approche rationaliste du monde, et marque, avant tout, l’auto-perception des auteurs des Lumières. Le sens de la vue – en tant que sens paradigmatique – permet de réunir toutes les tendances fondamentales des Lumières : la nouvelle importance accordée aux sciences naturelles, la sécularisation, l’émancipation de la raison  et l’éducation de l’homme.

Le présent ouvrage montre qu’il serait pourtant réducteur de vouloir définir, de manière générale, le 18ème siècle et même les Lumières comme siècle du regard rationaliste. Le traitement réservé au sens de la vue chez les écrivains et philosophes de l’époque mérite d’être étudiée de manière plus nuancée. On l’examine ici sous l’angle spécifique des erreurs sensorielles et illusions d’optiques, telles que les thématisent les textes.

Cet ouvrage est complété par Entre l’oeil et le monde, publié en 2017 aux éditions Épistémocritique.